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07/04/2016 - Tous
À la découverte des ateliers d’Emmaüs Défi: l’atelier textile

Des chariots remplis de vêtements arrivent, des cartons repartent dans l’autre sens et des portants roulent vers le magasin : avec rigueur et concentration, les salariés en parcours d’insertion de l’atelier textile trient et rangent les dons de vêtements, de chaussures et d’accessoires. Chaque jour, deux équipes sélectionnent, parmi l’énorme quantité de textile donné à Emmaüs Défi, les objets en assez bon état pour être revendus. Si une partie des dons de textile reçus par Emmaüs Défi est revendue dans le Magasin Riquet ou la boutique du 104, l’autre partie est mise en filière de recyclage et envoyés au Relais, qui les transforme ensuite en isolant thermique et sonore.

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Gérer le flux incessant de textile nécessite une organisation bien huilée. L’après-midi, l’équipe de Chantal effectue le premier tri, celui qui permet de séparer les vêtements et accessoires qui pourront être vendus de ceux qui seront mis en filière de recyclage et de séparer les vêtements homme des vêtements femme. Les quantités triées sont parfois impressionnantes, mais l’étape est essentielle pour l’équipe d’Eve, qui effectue un second tri, plus poussé. Tous les matins, une dizaine salariés en parcours d’insertion, répartis en plusieurs sections (les vêtements homme, les vêtements femme, le linge de maison, les vêtements enfant, les chaussures et accessoires) séparent le textile selon les saisons et participent à l’étiquetage des prix. En tout, environ 25 salariés en parcours d’insertion s’activent quotidiennement, coordonnés par Ève et Chantal, qui doivent également gérer les stocks et veiller à ce que les postes soient adaptés aux salariés en parcours d’insertion qui les occupent.

 

Le matin, une table entière de l’atelier est réservée aux tri des chaussures et des accessoires. Derrière les chaussures soigneusement rangées par paires, Mustapha et Chérubino s’affairent, le premier triant les accessoires, le second les chaussures. Un chiffon dans une main, Chérubino tourne et retourne une paire de chaussures qu’il observe avec attention : « Je regarde si la semelle est usée, je vérifie qu’il n’y ait pas de trou, que rien ne soit cassé… Pour que ça puisse être réutilisé. Il faut bien faire attention à la qualité aussi, par exemple vérifier que le cuir ne se détériore pas, et nettoyer les chaussures si besoin. ». Sur la même table, Mustapha termine de fermer un carton de sacs à main pour l’automne : « En venant ici, j’ai appris à trier selon les saisons, en faisant attention aux couleurs, aux matières aussi. Par exemple, les sacs dans ce carton sont plus pour l’automne, alors on va les stocker et on les ressortira le moment venu. ».

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Ce tri selon les saisons, c’est la spécialité de Fatna, qui s’occupe de ranger les vêtements « hors-saison », mais pas seulement : « Quand je reçois les vêtements, je fais toujours bien attention à ce qu’il n’y ait pas de trou, ou quelque chose que les deux équipes avant moi n’auraient pas vu. Si c’est le cas, j’enlève le vêtement. ». Car le tri est présent presque tout le temps : « Je range les vêtements d’une certaine manière, pour qu’ils ne s’abîment pas lorsqu’ils sont stockés. Mais quand on ressort les cartons, on effectue toujours un nouveau tri, pour être sûr que tous les vêtements sont en bon état. ».

 

Une telle rigueur est essentielle au bon fonctionnement de l’atelier. Les encadrantes Ève et Chantal veillent d’ailleurs à ce que le tri soit effectué dans les meilleures conditions possibles, malgré les arrivages quotidiens et souvent conséquents de textile : « On essaie de s’organiser pour être le plus efficace possible, pour que le travail des salariés ne soit pas fait pour rien », explique Eve, « tout le monde s’applique et reste concentré, il ne faut pas que les chariots ou les cartons de stocks bloquent l’atelier et qu’on perde cette efficacité. ». En plus de veiller au bon fonctionnement de l’atelier, les encadrantes tente de développer de nouvelles activités pour former les salariés et varier leurs tâches : Ève et Chantal réfléchissent à l’ouverture d’un petit atelier couture au sein de l’atelier textile, qui permettrait aux salariés en parcours d’insertion de réutiliser certaines pièces de tissu.

En attendant, vous pouvez donner les vêtements que vous ne portez plus à Emmaüs Défi en vous rendant sur don.emmaus-defi.org. Et si vous n’avez que quelque chaussures, sacs ou vêtements à nous donner, pensez aux points de dépôt du réseau des Amistocks d’Emmaüs Défi !