Et si nous arrêtions vraiment ?

Et si nous arrêtions vraiment ?

Le 15 octobre, Emmaüs Défi s’est mobilisé près de l’Assemblée nationale pour défendre le monde associatif. Voici pourquoi, et ce qui serait en jeu si nous cessions réellement d’agir.

Une mobilisation au cœur du débat budgétaire

Nous étions aux côtés de la Fédération des acteurs de la solidarité, d’Emmaüs France, de l’Uniopss et de nombreuses associations, à proximité de l’Assemblée nationale. Notre message : défendre un tissu associatif fragilisé.

Pendant que le budget de l’État est en discussion, les financements consacrés aux solidarités baissent déjà, alors que la pauvreté atteint des niveaux historiques. Cette année, une association sur trois est menacée de disparition.

Derrière cette statistique, il y a des actions concrètes, des équipes et des personnes accompagnées. Pour le rendre tangible, voici ce qui se passerait si Emmaüs Défi devait vraiment arrêter.

Ce que perdraient celles et ceux que nous accompagnons

300 parcours vers l’emploi interrompus

Chaque année, nous accueillons 300 personnes éloignées de l’emploi. Sans financement, elles perdraient leur contrat d’insertion, et avec lui leur parcours vers un emploi durable.

3 500 ménages privés d’un accès digne à l’équipement

La Banque Solidaire de l’Équipement (BSE) permet chaque année à 3 500 ménages d’équiper leur nouveau logement à petits prix et avec dignité, sans risque de surendettement dès l’installation. Cet accès disparaîtrait.

Ce que perdraient les territoires et la planète

1 000 tonnes de biens gaspillées

Chaque année, 1 000 tonnes de biens sont collectées, réparées et remises en circulation, ou revalorisées. Sans nous, elles seraient gaspillées.

5 boutiques solidaires fermées

Nos 5 boutiques solidaires, dont la plus grande ressourcerie de Paris, fermeraient. Avec elles disparaîtraient une offre à prix accessible et des lieux de sociabilité du quotidien.

Des partenariats et des actions de sensibilisation effacés

Nous avons noué des partenariats avec des collectivités, des entreprises et des acteurs de l’économie circulaire. Ils soutiennent des opérations de sensibilisation, à destination du grand public comme des publics les plus précaires. Tout cela s’arrêterait.

Un recul budgétaire qui coûte plus cher qu’il ne rapporte

Derrière chaque recul budgétaire, ce sont des postes qui ferment, des trajectoires qui se brisent, et la grande exclusion qui s’installe un peu plus.

Et ce désengagement a un coût, social comme budgétaire, bien supérieur à celui de l’accompagnement.

Nous ne voulons pas arrêter

Notre volonté est de continuer à agir, avec les moyens de le faire. Cela suppose que les pouvoirs publics reconnaissent le rôle essentiel des associations de solidarité et leur donnent les moyens de poursuivre leurs missions.

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