Emmaüs Défi fait de la lutte contre l’extrême-droite une priorité

Porteur de valeurs humanistes, de solidarité, de progrès social et d’attention à l’environnement, aux antipodes de celles de l’extrême droite, acteur engagé aux côtés des personnes les plus précaires, quelles que soient les origines de leurs difficultés (exclusion familiale, sociale ou économique, parcours d’exil, raisons politiques, économiques ou climatiques…), Emmaüs Défi s’associe à Emmaüs France, aux 300 groupes et aux 40 000 actrices et acteurs qui composent le Mouvement pour faire de la lutte contre l’extrême droite et ses idées une priorité.

Lors de l’Assemblée générale d’Emmaüs à Lyon, le Mouvement a voté une motion affirmant clairement son opposition aux idées d’extrême droite. Cette prise de position s’accompagne d’un plan d’actions concret pour les mois à venir : appel aux inscriptions sur les listes électorales, actions de sensibilisation, renforcement des alliances avec d’autres associations, et mobilisation de l’ensemble du Mouvement.

Emmaüs est un Mouvement apartisan et le restera : la politique partisane n’a pas sa place dans nos structures. Mais nous avons aussi le devoir de combattre la pauvreté, l’exclusion, la stigmatisation des plus vulnérables, ainsi que toutes celles et ceux qui contribuent à les renforcer.

L’extrême droite au pouvoir, c’est la certitude de voir se développer des politiques fondées sur la préférence nationale, déjà tentée lors de l’adoption de la loi Immigration du 26 janvier 2024 avant d’être en partie censurée par le Conseil constitutionnel. Cette logique a malheureusement ressurgi dans le cadre du projet de loi de finances 2026, avec l’exclusion de certaines étudiantes et certains étudiants étrangers du bénéfice de l’Aide personnalisée au logement.

Contrairement aux idées véhiculées par l’extrême droite, il n’existe aucune hiérarchie dans l’assistance immédiate et inconditionnelle que nous devons apporter aux personnes les plus démunies, quelles que soient leur origine, leur situation ou leur parcours.

« Essayer l’extrême droite », c’est accepter l’opposition des précarités, certaines étant considérées comme plus légitimes que d’autres. C’est aussi prendre le risque de voir se multiplier les discriminations, la stigmatisation et l’exclusion de celles et ceux déjà fragilisés.

L’extrême droite au pouvoir porterait sans aucun doute atteinte à nos actions solidaires et militantes, à notre accueil inconditionnel et, à terme, à l’existence même de notre Mouvement.

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